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Différence entre le projet de loi S-211 et le projet de loi C-35

Bill S-211, which came into force in 2024, is fundamentally a transparency and reporting law. It requires certain organizations and government institutions to publicly report on the steps they have taken to identify and address risks of forced and child labour within their supply chains. The legislation was designed to increase public accountability and encourage better corporate practices, but it does not impose mandatory due diligence obligations or create significant new enforcement mechanisms. Bill C-35, introduced in June 2026, is the federal government's response to concerns that Canada's current framework lacks sufficient enforcement tools. Rather than focusing on reporting, Bill C-35 is aimed at strengthening Canada's import ban on goods produced using forced labour. The legislation would provide authorities with stronger powers to investigate supply chains, require supporting documentation from importers, detain goods at the border, and prevent the importation of products where concerns about forced labour cannot be resolved. In practical terms, the Government appears to have concluded that transparency alone is not enough. Bill S-211 tells companies to report on what they are doing, while Bill C-35 seeks to verify and enforce compliance through border controls and enhanced scrutiny of supply chains.

Key Differences

  • Bill S-211 is a reporting regime; Bill C-35 is an enforcement regime.
  • Bill S-211 requires disclosure; Bill C-35 may require evidence and supply chain tracing information.
  • Bill S-211 focuses on corporate transparency; Bill C-35 focuses on preventing goods made with forced labour from entering Canada.
  • Bill C-35 would provide CBSA with stronger powers to detain and investigate imported goods.
  • Bill C-35 would allow the government to identify specific high-risk goods, regions, or producers that could be subject to additional scrutiny.

Potential CAC Considerations

From a CAC perspective, the principal issue is not the objective of the legislation—which aligns with industry support for eliminating forced labour from supply chains—but rather how the new requirements may be implemented. Previous CAC discussions on Bill S-211 emphasized the importance of practical compliance measures, clear guidance, and avoiding unnecessary duplication. Similar concerns are likely to arise with Bill C-35.

Potential CAC Considerations

  • Whether reporting already undertaken for S-211 can be leveraged to satisfy any future C-35 requirements.
  • The type of documentation that importers may be required to produce.
  • How "high-risk" goods or sourcing regions will be identified.
  • Implementation timelines and opportunities for consultation.
  • The potential impact on complex agricultural supply chains involving multiple intermediaries and smallholder producers.

Bottom Line

The Government is not replacing Bill S-211 with Bill C-35. Rather, it is attempting to address what it sees as a significant gap in the current framework: the absence of strong enforcement mechanisms. Bill S-211 requires organizations to explain what they are doing to address forced labour risks; Bill C-35 would give the Government greater authority to ensure that goods produced with forced labour do not enter the Canadian market. This Bill will be debated again in the fall session of Parliament before being sent to Committee for review. For CAC members, the key question will be ensuring that any new compliance requirements are practical, risk-based, and complementary to—not duplicative of—the reporting obligations already established under Bill S-211.

Mise à jour de la politique sur le travail forcé
Questions et Réponses pour les membres du CAC

Que se passe-t-il actuellement au Canada ?

Le gouvernement fédéral a présenté le projet de loi C-35 pour renforcer l'interdiction canadienne des importations produites par le travail forcé en créant un cadre d'application plus formel. Le débat parlementaire reprendra en septembre.

Pourquoi le gouvernement agit-il maintenant ?

La décision est largement motivée par les pressions américaines, y compris les préoccupations selon lesquelles le Canada ne fait pas pleinement respecter son interdiction actuelle. Les États-Unis poussent à un plus grand alignement avec leur propre approche de contrôle plus stricte.

La Section 301 concerne les lois de commerce américaines qui autorisent le représentant américain au commerce (USTR) à enquêter sur les pratiques commerciales déloyales de nations étrangères et à prendre des mesures pour y remédier, notamment par des droits de douane. L'objectif est de protéger les entreprises américaines et de garantir des conditions de concurrence équitables.

La section 301 est un instrument commercial américain utilisé pour répondre à des problèmes commerciaux présumés. Les États-Unis ont évoqué la possibilité d'imposer des droits de douane (environ 10%) sur certaines exportations canadiennes, ce qui fait peser un risque réel sur les exportateurs.

Les membres du CAC seront-ils soumis à de nouvelles obligations de reporting ?

Pas immédiatement. Cependant, la diligence raisonnable devient de plus en plus une exigence pour maintenir l'accès au marché, en particulier à travers les attentes imposées par les clients et les partenaires.

Sur quoi portera la législation ?

Les domaines d'intervention attendus comprennent un renforcement de l'application, des obligations plus claires pour les importateurs, la vérification de la chaîne d'approvisionnement et un alignement plus étroit avec les règles américaines. Une grande partie dépendra de la réglementation future.

Est-ce mieux ou moins bien que l'approche actuelle ?

Cela pourrait être une amélioration si l'on s'oriente vers une approche basée sur les risques, axée sur les importations à risque plus élevé plutôt que sur des rapports généraux et prescriptifs. Cela dépendra de la manière dont les réglementations seront conçues.

Qu'est-ce que cela signifie pour les PME du CAC ?

Il s'agit principalement d'un problème d'accès au marché. Les entreprises qui ne peuvent pas démontrer une chaîne d'approvisionnement traçable peuvent perdre des clients. Les exigences proviendront souvent indirectement par l'intermédiaire des clients, en particulier aux États-Unis.

Que devraient faire les membres maintenant ?

• Cartographier les principaux fournisseurs et intrants
• Maintenir les assurances de base des fournisseurs
• Se concentrer sur les zones à plus haut risque
Soyez prêt à répondre aux demandes d'information
• Impliquer les fournisseurs tôt
Surveillez de près les attentes américaines

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